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mercredi 6 novembre 2013

"Nous avons besoin de vous! Le Pont des Trous de la Ville de Tournai (Belgique), monument médiéval et emblématique par excellence, risque de perdre son identité en raison d'une mise à gabarit de l'Escaut. Une évolution oui! Mais respectueuse du Monument et de son histoire! Soutenez la démarche!" Archeologia.be

https://www.facebook.com/pontdestrous



samedi 27 juillet 2013

Sauvez l'Abbaye de Saint-Felix de Montceau : adopter une pierre !

Adopter une pierre de l'Abbaye de Saint-Felix de Montceau
Speichern Sie die Abtei von Saint-Felix Montceau: Verabschiedung einen Stein! 
Save the Abbey of Saint-Felix Montceau: adopt a stone! 
保存修道院的Montceau聖菲利克斯:採用一塊石頭!
Guardar la abadía de Saint-Felix Montceau: adoptar una piedra! 
Αποθηκεύστε το Αβαείο του Saint-Felix Montceau: υιοθετήσουν μια πέτρα! 
שמור את מנזר סנט פליקס Montceau: לאמץ אבן! 
Salvare l'Abbazia di Saint-Felix Montceau: adottare una pietra! 
サンフェリックスMontceauのアビーを保存:石を採用! 
Sla de abdij van Saint-Felix Montceau: keur een steen! 
Zapisz Opactwo Saint-Felix Montceau: przyjąć kamień! 
Salve a Abadia de Saint-Felix Montceau: adotar uma pedra! 
Сохранить аббатстве Сен-Феликс Montceau: принять камень! 
Saint-Felix Montceau en Abbey Kaydet: bir taş kabul!


MÊME 1 € EST UTILE POUR LA RÉALISATION DU PROJET

Depuis 40 ans, l'association de Sauvegarde de l'Abbaye de Saint-Felix de Montceau, sauvegarde, restaure et anime ce site avec passion.
Son président Luc Routier est le pionner de ce projet. Cette association à pour but de préserver l'Abbaye, la restaurer et en assurer l’animation, la présentation au public, et l'entretien des jardins remarquables crées par association.

Nous vous proposons d'adopter une pierre de l'Abbaye de Saint-Felix de Montceau pour aider sa restauration.
1°) Des pierres et piliers ont été taillées, en partie bénévolement par un tailleur de pierre, ne manque maintenant plus que les fonds pour faire poser ces pierres et piliers, remplacer un pilier existant en très mauvais état. Le devis est-joint au projet. Le montant de cette opération est de 5 700 €. Devis en pièce jointe détaillé comme suit : installation et enlèvement du matériel 680 € , dépose et repose de pierres 3 345 €, mise en place de l'échafaudage 780 €, TVA 941,78 €, pour un total de 5746,78 €
2°) Faire tailler et poser les pierres manquantes à l'élévation des murs, conformément à la construction d'origine, afin d'assurer la sécurité de l'Abbaye et d'empêcher les intrusions et dégradations à l'intérieur de l'Abbaye. Le montant de cette opération est estimé à 30 000 €

Si le montant récolté dépasse donc la jauge de 3700 € ils seront attribués à la poursuite de ces deux tranches de travaux.

5700 € nécessaires pour la pose des pierres et piliers déjà taillés, et 30 000 € sont nécessaires pour l'achat et la pose de pierres pour finaliser la restauration de murs afin de clôturer l'enceinte de l'Abbaye et la protéger des intrusions et du vandalisme en dehors des horaires de visites.

Suivez aussi le projet sur Facebook et sur internet !
saintfelix-abbaye.fr
Page Facebook

Merci à vous, merci de permettre de sauvegarder notre patrimoine régional, de vous inscrire dans une dynamique humaine et de solidarité, le tout pour quelques euros.

mercredi 10 juillet 2013

10 juillet 2013 : Incendie de l'Hôtel Lambert...














La galerie d'Hercule, prémices de la Galerie des Glaces du château de Versailles





































Plafond du Cabinet des Bains. Le Cabinet a entièrement été détruit, notamment suite à l'effondrement du plafond.



Didier Rykner, "Cabinet des bains de l’Hôtel Lambert : voilà ce que nous ne verrons plus", 10 juillet 2013
Claire Bomelaer/Le Figaro, "Hôtel Lambert: «Le projet était surdimensionné»", 10 juillet 2013
Margot Boutges, "Dégâts irréversibles à l’Hôtel Lambert, l’incendie a entièrement détruit le Cabinet des Bains de Le Sueur", 10 juillet 2013


lundi 24 juin 2013

Projet Seine-Escaut : Pétition contre la destruction du Pont des Trous à Tournai (Belgique)

Projet Seine-Escaut : 
Pétition contre la destruction du Pont des Trous à Tournai (Belgique)

La concrétisation de la traversée de Tournai soulève de nombreuses interrogations au niveau de la réalisation.1. Le projet veut modifier le Pont-à-Pont et le Pont des Trous à une hauteur libre de 7 m. Leur hauteur libre dépasse les 6,5 m et le projet nécessite seulement une hauteur libre de seulement 5.25 m sur tout le parcours. Pourquoi à Tournai mettre deux ponts à 7m. Travaux inutiles, cela ne sert à rien.2. Tout doit être modifié pour permettre le passage de bateau de 2000 tonnes (classe Va). Des bateaux de 2200 à 2800 tonnes passent déjà actuellement mais sont limités à 1800 tonnes du fait des écluses, pas de la traversée de la ville.3. Pour se faire, il faut modifier les arches du Pont des Trous. Les concepteurs se moquent du fait que le monument et le site sont classés. Ils veulent imposer des structures de guidage qui vont défigurer irrémédiablement le site et les quais de l'Escaut.4. Les concepteurs écartent la solution d'un contournement plus esthétique et qui permettrait la création d'un port de plaisance, seule façon de tirer bénéfice de l'aménagement de l'Escaut et de l'ouverture du Canal de l'Espierre à la navigation de tourisme. C'est pourtant la seule façon de régler le problème à long terme.5.Vu l'évolution du projet Seine-Nord, qui est régulièrement remis en question, et le manque de débouchés en Wallonie (canal du centre limité actuellement à 1350 tonnes), il est plus sage d'aménager d'abord les écluses et les infrastructures du canal du centre avant d'envisager tout travaux au centre-ville.Tournai, site UNESCO, mérite mieux que le gâchis proposé. Des solutions existent, elles doivent être prises en compte.



(Image : Pierre-Emmanuel Lenfant, archeologia.be)



lundi 3 septembre 2012

Journées du patrimoine 2012


Thème 2012 : Patrimoines cachés
Les témoignages de notre Histoire surgissent parfois là où on ne les attend pas, là où on ne les voit plus. Pour cette 29e édition, le thème des « patrimoines cachés » propose de partir à la découverte des trésors patrimoniaux parfois ignorés, souvent dissimulés derrière les portes, au fond des cours, sous nos pieds ou au-dessus de nos têtes. Avec un peu de curiosité, ils sont pourtant à portée de main !

PROGRAMME

http://journeesdupatrimoine.culture.fr/

mercredi 13 juin 2012

Appel à candidature pour une structure clocher contemporaine

Appel à candidature pour une structure clocher contemporaine

L'association Tanaron (Alpes de Haute Provence), membre de l'Union REMPART, lance un appel à candidature pour une structure clocher contemporaine.
Réception des projets : 30 septembre 2012
Ouvert aux étudiants des Écoles d'Architecture et d'Ingénierie, aux élèves des Ecoles Professionnelles dans les métiers du bâtiment ainsi qu'aux jeunes diplômés de moins de 30 ans dans ces disciplines.
Cet appel à idées architecturales a pour objet la réalisation d'une création contemporaine architecturale et artistique, voire insolite, d'une structure clocher pour l'ancienne église du village en cours de restauration : l'espace Gassendi. Ce bâtiment est voué à devenir un petit espace culturel.

Dossier du concours, plans/coupes/élévations/photos, infos sur le projet : REMPART


Source : Rempart

Colloque : "Ambitions urbaines" - 18,19 et 20 octobre - Lyon

L'Association Nationale des Architectes des Bâtiments de France (ANABF) organisera, en octobre 2012 son prochain colloque européen quadriennal sous le titre "Ambitions urbaines" les 18,19 et 20 au Grand Amphithéâtrede l' Université Lyon 2.
"Ambitions urbaines" témoigne de la volonté de l'ANABF d'évoquer la place des politiques culturelles et patrimoniales dans les projets d'urbanisme, convaincue de l'impact sur le cadre de vie des opérations diligentées dans les programmes d'action du ministère de la culture.
Il concerne tout autant la préservation et la mise en valeur des patrimoines que la création artistique, architecturale, urbaine, ou paysagère.

Des journalistes, des philosophes, des architectes, des urbanistes, des maîtres d'ouvrages, des entreprises, des élus, des administrations, des professionnels et toutes les personnes ayant conduit des expériences ou des recherches intéressantes en Europe sont invités à participer au débat, faire une communication ou présenter leurs travaux. Nous attendons près de 400 participants.

Programme disponible au bas de cette page. 

Renseignements :
Françoise Laurent-Brancier
Chargée de mission à l'Association Nationale
des Architectes des Bâtiments de France
06 74 53 95 23
tel et fax 05 56 51 83 90
anabf@wanadoo.fr

ANABF
27 rue Genesta
33200 BORDEAUX


Fiche téléchargeable 

SOURCE : ICOMOS France

Versailles 3D

Suite à la réouverture de la galerie d'histoire, le château de Versailles à mit en place un site Internet, présentant diverses maquettes 3D des châteaux et des jardins, à différentes époques.
Un jeu ludique (Pagaille à Versailles) permet également d'appréhender les différentes strates du palais !





mardi 29 mai 2012

L'alimentation en eau du Château de Versailles de 1661 à 1789

Comment faire venir l'eau dans les jardins du château de Versailles ?



Sciences et curiosités à la Cour de Versailles, 26 octobre 2010 - 27 février 2011. 
Réalisation : François-Hugues de Vaumas/ Aloest Productions © EPV - 2011.

mardi 15 mai 2012

« Les maisons traditionnelles de Beyrouth se meurent » Un cri du cœur lancé par la présidente de l’Association pour la Protection du Patrimoine Libanais


Le constat est terrifiant : jour après jour, Beyrouth n’est plus Beyrouth. Elle a perdu son cachet, ses habitants originels, ses maisons traditionnelles, ses petits métiers, ses artisans mais surtout, son Histoire. Avec la dernière destruction en date dans le quartier de Furn el-Hayek, Pascale Ingea, présidente de l’Association pour la Protection du Patrimoine Libanais s’indigne et lance un appel aux consciences au gouvernement libanais et aux parlementaires, qui passent sous silence la mise en place d’une loi pour la protection des anciennes bâtisses et du patrimoine architectural traditionnel au Liban.

Article sur : 14 mai 2012, Libnanews

mercredi 9 mai 2012

Colloque : « Marly : architecture, usages et diffusion d’un modèle français », château de Versailles, 31 mai, 1er et 2 juin 2012

Le colloque se tiendra à la Galerie basse du château de Versailles, les 31 mai, 1er et 2 juin 2012.


Depuis le 1er janvier 2009 , les 53 hectares classés Monuments historiques du domaine de Marly sont placés sous la responsabilité de l’Établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles. Ce rattachement historique est l’occasion, pour le Centre de recherche du château de Versailles, de dresser un bilan des connaissances sur l’une des plus belles et des plus originales créations de Louis XIV. Réunissant les meilleurs spécialistes du sujet, ce colloque se veut interdisciplinaire en associant tout naturellement historiens, historiens de l’art ou des techniques et archéologues, de façon à aborder Marly sous tous ses aspects : aussi bien l’architecture, les jardins, les collections ou les eaux que les usages et le fonctionnement de cette résidence royale sous l’Ancien Régime, sans oublier les perspectives d’avenir du domaine. Il tentera également de mettre en évidence la véritable influence de Marly sur d’autres réalisations européennes ou du Nouveau-Monde.

Programme détaillé

Inscription obligatoire

Source : CRCV

mercredi 2 mai 2012

En Chine, rénover le patrimoine signifie raser d'abord

En Chine, rénover le patrimoine signifie raser d'abord

Source : non signé, 2 mai 2012, Le Nouvel Observateur

La ville de Pékin veut rebâtir certaines des portes de son ancienne muraille impériale aujourd'hui disparue: ainsi va en Chine la "protection" du patrimoine, qui signifie souvent raser un édifice pour le reconstruire de façon plus ou moins folklorique.
Les autorités promettent de retrouver l'"aspect d'origine" de ces arches monumentales datant des Ming et des Qing, qui jalonnaient le mur d'enceinte abattu dans les années 1950. Un emplacement maintenant occupé par un périphérique urbain et une ligne de métro.
Un paysage tellement bouleversé que nombreux sont les Pékinois à railler ce projet pharaonique de "faux vestiges" au coeur d'un pays passé maître, depuis des siècles, dans l'art de la copie.
Un exemple emblématique est le quartier de Qianmen, au sud de la Cité interdite. Démoli lors du chantier géant de "rénovation" de la capitale avant les jeux Olympiques de 2008, il a été rebâti à la mode d'un Disneyland touristico-historique, où les badauds défilent entre les néons et les sonos des grandes enseignes internationales.
Le néologisme "qianmenisation" désigne depuis cette pratique courante dans la Chine communiste de "faire du passé table rase" puis, comme pris de remords, de reconstruire "à l'ancienne", avec des toits aux fausses tuiles vernissées d'où pendent des lanternes kitsch.
"C'est une pratique ignorante, stupide et cupide. Ignorante parce qu'ils ne connaissent pas la signification du patrimoine culturel; stupide, parce qu'ils ne comprennent pas le rôle crucial de la ville ancienne pour la société; cupide car la corruption imprègne chaque étape de la reconstruction", juge He Shuzhong, fondateur du Centre de protection du patrimoine culturel.
A Pékin les vieux quartiers de la Tour du Tambour et de Nanluoguxiang, grignotés par les bulldozers, sont en voie de "qianmenisation". D'autres avant eux ont été transformés en "décors de film", selon les mots de Hua Xinmin, auteur du livre "Je refuse de voir disparaître mon pays natal".
Cette militante livre un combat inégal contre les promoteurs et les responsables communistes locaux qui s'enrichissent de conserve en détruisant les vieux quartiers: ils en expulsent manu militari les habitants, souvent mal indemnisés, en bafouant sans vergogne les lois en vigueur.
"Il vaut mieux employer l'argent à conserver ce qui reste plutôt qu'à refaire ce qui n'existe plus", dit-elle en estimant que déjà 2/3 des 3.000 hutongs (ruelles) du vieux Pékin ont disparu.
Elle est très remontée contre l'hebdomadaire américain Time qui a fait figurer sur sa liste 2012 des cent personnalités les plus influentes Mme Chen Lihua, célèbre magnat de l'immobilier, qui a détruit l'ancien quartier pékinois de Mme Hua.
Le cycle expulsions-démolitions concerne toutes les villes de Chine.
Aux confins occidentaux du pays, la cité de Kashgar, sur l'ancienne Route de la soie, subit ainsi la destruction inexorable de son centre historique, malgré les cris d'alarme à l'étranger. Les maisons traditionnelles de briques et de pisé sont remplacées par des habitations similaires mais neuves.
Pourtant la résistance s'organise mieux, grâce aux réseaux sociaux. Le compte de microblogs de Mme Hua est suivi par près de 15.000 internautes.
Dans la capitale, la récente démolition durant les congés du Nouvel an de l'ancienne maison d'un couple d'architectes renommés a généré un flot de réactions émues sur la Toile. Liang Sicheng (1901-1972) et Lin Huiyin (1904-1955) étaient, triste ironie, des pionniers de la sauvegarde du patrimoine culturel chinois.
Impossible d'approcher aujourd'hui le site où se dressait la résidence (qui était théoriquement classée et protégée). La zone est sous la coupe des promoteurs, a constaté l'AFP: des vigiles en interdisent l'accès, devant une palissade bouchant la vue.
"Ils ont procédé en douce", déplore Yu Wei, une passante. "Il n'y a plus d'endroit pour que les générations futures se remémorent leur oeuvre".
Plus loin au royaume des bétonneurs, l'ex-résidence de Chiang Kai-shek à Chongqing (sud-ouest) a récemment officiellement été l'objet d'une "démolition préventive".
Face aux critiques, les autorités se sont mollement engagées à la... reconstruire.

mardi 20 décembre 2011

Archicab

http://www.jeanfrancoiscabestan.com/archicab.html

"Ce site s’adresse à tous ceux que préoccupent les questions d’architecture et de reconversion.
S’il reflète les préoccupations d’un enseignant-chercheur versé dans ces domaines, Archicab a vocation de rassembler et d’engranger une information dispersée.
La question de la réadaptation aux normes et aux usages contemporains des édifices appartenant à un passé ancien et récent y occupe une place centrale."

vendredi 22 juillet 2011

Versailles en libre accès sur ITunes !

Avec ITunes, vous pouvez télécharger gratuitement des podcasts, et plus particulièrement, à travers la plateforme E-Learning des postcasts dédiés aux universités et musées du monde entier.

En ce qui concerne Versailles, plusieurs thèmes sont accessibles :
- Sciences et curiosités à la Cour de Versailles.
- Le château et son histoire.
- Galerie des Glaces.
- Marie-Antoinette.
- Petit Trianon.
- Les jardins de Versailles.

Lien vers ITunes U / Versailles : http://www.chateauversailles.fr/multimedias/multimedias/itunes-u

jeudi 2 septembre 2010

Exponaute.

http://www.exponaute.com/

Exponaute met à disposition un outil de recherche simple et intuitif grâce auquel l’internaute sélectionne des expositions en parfaite affinité avec ses goûts. La multiplication des clés d’entrée par domaine artistique, période historique, arrondissement, jour d’ouverture et même tarif, lui garantit des résultats pertinents.



>> http://clio-histoire.forumactif.net/expositions-conferences-f35/exponautecom-t108.htm#138

mercredi 31 mars 2010

Familistère de Guise.




Téléphone : 03 23 61 35 36 (00 33 3 23 61 35 36)
du mardi au dimanche de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h.
Fax : 03 23 05 85 95 (00 33 3 23 05 85 95)
E-mail : accueil@familistere.com
Courrier :
Familistère de Guise
Service réservations des visites
262 - 263, Familistère Aile Droite
02 120 Guise


Site Internet : http://www.familistere.com








Le Familistère de Guise ou Palais social se situe au centre de la ville de Guise pour montrer que c’est un modèle applicable dans une ville, dans la presqu’île formée par l’Oise. Il reprend les particularités du Phalanstère de Fourier. Jean-Baptiste Godin commence la construction du Familistère en 1858. La place du Palais social est marquée par une statue de Jean-Baptiste André Godin, inaugurée en 1889. Par un geste du bras gauche, Godin apparaît comme un bienfaiteur et désigne le Palais et son usine.




Les premiers logements d’habitations sont construits dans l’aile gauche du Palais social. Elle est toutefois différente aujourd’hui (balcons, toiture à la flamande) car elle a été démolie en 1918 et reconstruite en 1924. Suivront aussi les constructions du Pavillon central (1865) et de l’aile droite (1877) où habitera J.B. Godin. Ils forment trois parallélogrammes comprenant au total 494 logements. Les appartements sont disposés autour d’une vaste cour intérieure, dallées d’une mosaïque et couverte d’une verrière, sur trois étages. Quatre escaliers sont installés à chaque angle de la cour, permettant d’accéder aux appartements. Des coursives (couloirs étroits) ressemblent à de petites rues et relient les différents appartements qui sont standardisés pour éviter les hiérarchies prônées dans les cités ouvrières, composés de deux grandes pièces avec deux lits, un berceau de son, deux tables, quelques chaises, un placard et une cuisinière Godin en fonte. Les chambres mesurent jusqu’à 20 m². La lumière pénètre grâce aux fenêtres qui donnent sur l’extérieur et la cour intérieure. A chaque étage, des points d’eau courante, des toilettes et des vide-ordures rendent aux Familistériens un confort supplémentaire.




En 1858, sont aussi construits les économats, dirigés par l’économe. Ces petits magasins (boulangerie, boucherie, épicerie…) permettaient aux habitants de s’alimenter sans sortir du Familistère, avec des produits à prix réduits (les aliments sont revendus au prix d’achats). Dans les premiers plans, il y avait aussi un restaurant transformé en buvette. Abandonnés en 1969, les économats ont aujourd’hui été transformés en musée. Sont aussi construit le pavillon Cambrai, le dernier immeuble d’habitation le plus vaste comportant 150 appartements, et le pavillon Landrecies qui s’élève sur la rive droite de l’Oise, un nouveau bâtiment d’habitation construit en 1882.




Pour Godin, l’éducation des plus jeunes enfants était essentielle. Il a donc fait construire la nourricerie et le pouponnat derrière le Pavillon Central qui accueillent les enfants de 15 jours à 4 ans : les femmes pouvaient ainsi continuer leur travail mais étaient autorisées à les garder quelques mois. Détruite en 1918, la nourricerie-pouponnat ne sera pas reconstruite. L’école était mixte et obligatoire pour les enfants du Familistère jusqu’à 14 ans au moins. La Fête de l’Enfance était organisée chaque année. Un théâtre à l’italienne, surnommé « temple de la connaissance », a aussi été construit pour « éduquer le peuple du Familistère » qui servait principalement aux représentations des élèves, aux leçons générales ou encore pour des divertissements et des spectacles… Les matériaux pour la construction utilisés étaient la fonte, le bois et le métal. A l’origine, les sièges étaient de simples bancs et la salle pouvaient ainsi contenir mille personnes. Un kiosque à musique a aussi été construit en 1860 au milieu du parc.




Le lavoir-piscine ou buanderie-piscine est situé sur la rive droite de l’Oise. Le lavage du linge étant interdit dans les appartements, Godin construisit en 1870 une buanderie où des machines perfectionnées étaient installées. Un système d’eau chaude produite par les machines à vapeur de la fonderie permettait le lavage du linge qui séchait ensuite. Des bains et des douches ont aussi été installés. L’apprentissage de la nage était pour Godin une contribution à l’hygiène et à la santé des Familistériens. Une piscine de 50 m² et profonde de 2,50 m permettaient aux enfants de se baigner sans danger grâce à un système qui permettait d’abaisser et de soulever le plancher de la piscine. Abandonné en 1968, la buanderie-piscine va connaître une importante restauration en 2004.




Godin avait aussi prévu un jardin d’agrément, de 1,2 hectare, situé sur la rive droite de l’Oise entre l’usine et le Palais social. Il permettait aux travailleurs de l’usine de se reposer durant la pause et constituait aussi un petit potager qui devient un atelier pédagogique et l’approvisionnement du Familistère en légumes. Des statues, des bassins et des bancs sont disposés dans le parc. Une serre est construite dans les années 1900. En 1889, à l’extrémité nord du jardin, un mausolée est érigé sur la tombe de Jean-Baptiste Godin et de Marie Moret. Il est composé d’un obélisque en pierre bleue où figure l’effigie de Godin, symbolisant le progrès, entourée par deux allégories, le Travail et la Famille, représentées l’un par un mouleur de l’usine Godin et ses attributs (louche de fonderie) et l’autre par une mère tenant un bébé dans ses bras.




La manufacture Godin fabrique toujours des poêles en fonte et depuis quelques années des ustensiles de cuisine en fonte. Ces produits en fonte étaient aussi utilisés dans les appartements du Familistère (dans les appartements, on trouvait des cuisinières Godin…). À l’apogée du Familistère de Guise, l’usine comptait 1500 ouvriers.



Sources :

http://www.larousse.fr

http://www.familistere.com








dimanche 6 décembre 2009

Charte d'Athènes.

La Charte d'Athènes pour la Restauration des Monuments Historiques.


Adoptée lors du premier congrès internationaldes architectes et techniciens des monuments historiques, Athènes 1931.


Sept résolutions importantes furent présentées au congrès d'Athènes et appelées "Carta del Restauro":



  1. Des organisations internationales prodiguant des conseils et agissant à un niveau opérationnel dans le domaine de la restauration des monuments historiques doivent être créées.


  2. Les projets de restauration doivent être soumis à une critique éclairée pour éviter les erreurs entrainant la perte du caractère et des valeurs historiques des monuments.


  3. Dans chaque État, les problèmes relatifs à la conservation des sites historiques doivent être résolus par une législation nationale.


  4. Les sites archéologiques excavés ne faisant pas l'objet d'une restauration immédiate devraient être enfouis de nouveau pour assurer leur protection.


  5. Les techniques et matériaux modernes peuvent être utilisés pour les travaux de restauration.


  6. Les sites historiques doivent être protégés par un système de gardiennage strict.


  7. La protection du voisinage des sites historiques devrait faire l'objet d'une attention particulière.

Conclusions de la Conférence d'Athènes, 21-30 Octobre 1931.

Conclusions générales.


I. - Doctrines. Principes généraux.


La Conférence a entendu l'exposé des principes généraux et des doctrines concernant la protection des Monuments.

Quelle que soit la diversité des cas d'espèces dont chacun peut comporter une solution, elle a constaté que dans les divers États représentés prédomine une tendance générale à abandonner les restitutions intégrales et à en éviter les risques par l'institution d'un entretien régulier et permanent propre à assurer la conservation des édifices.

Au cas où une restauration apparaît indispensable par suite de dégradations ou de destruction, elle recommande de respecter l'oeuvre historique et artistique du passé, sans proscrire le style d'aucune époque.

La Conférence recommande de maintenir l'occupation des monuments qui assure la continuité de leur vie en les consacrant toutefois à des affectations qui respectent leur caractère historique ou artistique.


II. - Administration et législation des monuments historiques.


La Conférence a entendu l'exposé des législations dont le but est de protéger les monuments d'intérêt historique, artistique ou scientifique appartenant aux différentes nations.

Elle en a unanimement approuvé la tendance générale qui consacre en cette matière un certain droit de la collectivité vis-à-vis de la propriété privée.

Elle a constaté que les différences entre ces législations provenaient des difficultés de concilier le droit public et les droits des particuliers.

En conséquence, tout en approuvant la tendance générale de ces législations, elle estime qu'elles doivent être appropriées aux circonstances locales et à l'état de l'opinion publique, de façon à rencontrer le moins d'opposition possible, en tenant compte aux propriétaires des sacrifices qu'ils sont appelés à subir dans l'intérêt général.

Elle émet le voeu que dans chaque État l'autorité publique soit investie du pouvoir de prendre, en cas d'urgence, des mesures conservatoires.

Elle souhaite vivement que l'Office international des Musées publie un recueil et un tableau comparé des législations en vigueur dans les différents États et les tienne à jour.

III. - La mise en valeur des monuments.


La Conférence recommande de respecter, dans la construction des édifices le caractère et la physionomie des villes, surtout dans le voisinage des monuments anciens dont l'entourage doit être l'objet de soins particuliers. Même certains ensembles, certaines perspectives particulièrement pittoresques, doivent être préservés. Il y a lieu aussi d'étudier les plantations et ornementations végétales convenant à certains monuments ou ensembles de monuments pour leur conserver leur caractère ancien.

Elle recommande surtout la suppression de toute publicité, de toute présence abusive de poteaux ou fils télégraphiques, de toute industrie bruyante, même des hautes cheminées, dans le voisinage des monuments d'art ou d'histoire.

IV. - Les matériaux de restauration.


Les experts ont entendu diverses communications relatives à l'emploi des matériaux modernes pour la consolidation des édifices anciens.

Ils approuvent l'emploi judicieux de toutes les ressources de la technique moderne et plus spécialement du ciment armé.

Ils spécifient que ces moyens confortatifs doivent être dissimulés sauf impossibilité, afin de ne pas altérer l'aspect et le caractère de l'édifice à restaurer.

Ils les recommandent plus spécialement dans les cas où ils permettent d'éviter les risques de dépose et de repose des éléments à conserver.

V. - Les dégradations des monuments.


La Conférence constate que, dans les conditions de la vie moderne, les monuments du monde entier se trouvent de plus en plus menacés par les agents atmosphériques.

En dehors des précautions habituelles et des solutions heureuses obtenues dans la conservation de la statuaire monumentale par les méthodes courantes, on ne saurait, étant donné la complexité des cas, dans l'état actuel des connaissances, formuler des règles générales.

La Conférence recommande :



  1. La collaboration dans chaque pays des conservateurs de monuments et des architectes avec les représentants des sciences physiques, chimiques et naturelles, pour parvenir à des méthodes applicables aux cas différents.


  2. Elle recommande à l'Office international des Musées de se tenir au courant des travaux entrepris dans chaque pays sur ces matières et leur faire une place dans ses publications.

La Conférence, en ce qui concerne la conservation de la sculpture monumentale, considère que l'enlèvement des oeuvres du cadre pour lequel elles avaient été créées est "un principe" regrettable.

Elle recommande, à titre de précaution, la conservation, lorsqu'ils existent encore, des modèles originaux et à défaut, l'exécution de moulages.

VI. - La technique de la conservation.


La Conférence constate avec satisfaction que les principes et les techniques exposés dans les diverses communications de détail s'inspirent d'une commune tendance, à savoir:

Lorsqu'il s'agit de ruines, une conservation scrupuleuse s'impose, avec remise en place des éléments originaux retrouvés (anastylose) chaque fois que le cas le permet; les matériaux nouveaux nécessaires à cet effet devraient être toujours reconnaissables. Quand la conservation des ruines mises au jour au cours d'une fouille sera reconnue impossible, il est conseillé de les ensevelir à nouveau, après bien entendu avoir pris des relevés précis.

Il va sans dire que la technique et la conservation d'une fouille imposent la collaboration étroite de l'archéologue et de l'architecte.

Quant aux autres monuments, les experts ont été unanimement d'accord pour conseiller, avant toute consolidation ou restauration partielle, l'analyse scrupuleuse des maladies de ces monuments. Ils ont reconnu en fait que chaque cas constiuait un cas d'espèce.

VII. La conservation des monuments et la collaboration internationale

a) Coopération technique et morale.


La Conférence convaincue que la conservation du patrimoine artistique et archéologique de l'humanité intéresse la communauté des États, gardien de la civilisation:

Souhaite que les États, agissant dans l'esprit du Pacte de la Société des Nations, se prêtent une collaboration toujours plus étendue et plus concrète en vue de favoriser la conservation des monuments d'art et d'histoire;

Estime hautement désirable que les institutions et groupements qualifiés puissent, sans porter aucunement atteinte au droit public international, manifester leur intérêt pour la sauvegarde de chefs-d'oeuvre dans lesquels la civilisation s'est exprimée au plus haut degré et qui paraîtraient menacés;

Émet le voeu que les requêtes à cet effet, soumises à l'organisation de Coopération intellectuelle de la Société des Nations, puissent être recommandées à la bienveillante attention des États.

Il appartiendrait à la Commission internationale de Coopération intellectuelle, après enquête de l'Office international des Musées et après avoir recueilli toute information utile, notamment auprès de la Commission nationale de Coopération intellectuelle intéressée, de se prononcer sur l'opportunité des démarches à entreprendre et sur la procédure à suivre dans chaque cas particulier.

Les membres de la Conférence, après avoir visité, au cours de leurs travaux et de la croisière d'études qu'ils ont pu faire à cette occasion, plusieurs parmi les principaux champs de fouilles et les monuments antiques de la Grèce, ont été unanimes à rendre hommage au gouvernement Hellénique qui, depuis de longues années, en même temps qu'il assurait lui-même des travaux considérables, a accepté la collaboration des archéologues et des spécialistes de tous les pays.

Ils y ont vu un exemple qui ne peut que contribuer à la réalisation des buts de coopération intellectuelle dont la nécessité leur était apparue au cours de leurs travaux.

b) Le röle de l'éducation dans le respect des monuments.


La Conférence, profondément convaincue que la meilleure garantie de conservation des monuments et oeuvres d'art leur vient du respect et de l'attachement des peuples eux-mêmes.

Considérant que ces sentiments peuvent être grandement favorisés par une action appropriée des pouvoirs publics.

Émet le voeu que les éducateurs habituent l'enfance et la jeunesse à s'abstenir de dégrader les monuments quels qu'ils soient, et leur apprennent à se mieux intéresser, d'une manière générale, à la protection des témoignages de toute civilisation.

c) Utilité d'une documentation internationale.


La Conférence émet le voeu que:



  1. Chaque État, ou les institutions créées ou reconnues compétentes à cet effet, publient un inventaire des monuments historiques nationaux, accompagné de photographies et de notices;


  2. Chaque État constitue des archives où seront réunis tous les documents concernant ses monuments historiques;


  3. Chaque État dépose à l'Office international des Musées ses publications;


  4. L'Office consacre dans ses publications des articles relatifs aux procédés et aux méthodes générales de conservation des monuments historiques;


  5. L'Office étudie la meilleure utilisation des renseignements ainsi centralisés.


Document NARA sur l'authenticité.




  1. Nous, experts réunis à Nara (Japon), tenons à saluer la générosité et la vision intellectuelle des autorités japonaises qui nous ont ménagé l'opportunité d'une rencontre destinée à mettre en question des notions devenues traditionnelles en matière de conservation du patrimoine culturel et à instaurer un débat sur les voies et moyens d'élargir les horizons dans la perspective d'assurer un plus grand respect, de la diversité des cultures et des patrimoines dans la pratique de la conservation.



  2. Nous avons apprécié à sa juste valeur le cadre de discussion proposé par le Comité du Patrimoine mondial. Celui-ci s'est déclaré désireux de mettre en application, lors de l'examen des dossiers d'inscription qui lui sont soumis, un concept d'authenticité respectueux des valeurs culturelles et sociales de tous les pays.



  3. Le " Document de Nara sur l'authenticité " est conçu dans l'esprit de la " Charte de Venise, 1964 ". Fondé sur cette charte, il en constitue un prolongement conceptuel. Il prend acte de la place essentielle qu'occupe aujourd'hui, dans presque toutes les sociétés, le patrimoine culturel.


  4. Dans un monde en proie aux forces de globalisation et de banalisation et au sein duquel la revendication de l'identité culturelle s'exprime parfois au travers d'un nationalisme agressif et de l'élimination des cultures minoritaires, la contribution première de la prise en compte de l'authenticité consiste, aussi dans la conservation du patrimoine culturel, à respecter et mettre en lumière toutes les facettes de la mémoire collective de l'humanité.




  1. La diversité des cultures et du patrimoine culturel constitue une richesse intellectuelle et spirituelle irremplaçable pour toute l'humanité. Elle doit être reconnue comme un aspect essentiel de son développement. Non seulement sa protection, mais aussi sa promotion, demeurent des facteurs fondamentaux du développement de l'humanité.


  2. Cette diversité s'exprime aussi bien dans une dimension spatiale que temporelle tant pour les cultures que pour les modes de vie qui leur sont liés. Dans le cas où les différences entre cultures seraient à l'origine de situations conflictuelles, le respect de la diversité culturelle requiert la reconnaissance de la légitimité des valeurs spécifiques de toutes les parties en cause.


  3. Les cultures et les sociétés s'expriment dans des formes et des modalités d'expression, tant tangibles que non tangibles, qui constituent leur patrimoine. Ces formes et modalités doivent être respectées.


  4. Il importe de rappeler que l'UNESCO considère comme principe fondamental le fait que le patrimoine culturel de chacun est le patrimoine culturel de tous. De la sorte, les responsabilités sur le patrimoine, et sur la manière de le gérer appartiennent en à la charge. Toutefois, l'adhésion aux chartes et aux conventions relatives au patrimoine culturel implique l'acceptation des obligations et de l'éthique qui sont à la base de ces chartes et conventions. De ce fait, la pondération des propres exigences à l'égard d'un même patrimoine est hautement souhaitable, toutefois sans qu'elle ne contrevienne aux valeurs fondamentales des cultures de ces communautés.




  1. La conservation du patrimoine historique, sous toutes ses formes et de toutes les époques, trouve sa justification dans les valeurs qu'on attribue à ce patrimoine. La perception la plus exacte possible de ces valeurs dépend, entre autres, de la crédibilité des sources d'information à leur sujet. Leur connaissance, leur compréhension et leur interprétation par rapport aux caractéristiques originelles et subséquentes du patrimoine, à son devenir historique ainsi qu'à sa signification, fondent le jugement d'authenticité concernant l'œuvre en cause et concerne tout autant la forme que la matière des biens concernés.


  2. L'authenticité, telle qu'elle est ainsi considérée et affirmées dans la " Charte de Venise ", apparaît comme le facteur qualificatif essentiel quant à la crédibilité des sources d'informations disponibles. Son rôle est capital aussi bien dans toute étude scientifique, intervention de conservation ou de restauration que dans la procédure d'inscription sur la Liste du Patrimoine Mondial ou dans tout autre inventaire du patrimoine culturel.


  3. Tant les jugements sur les valeurs reconnues au patrimoine que sur les facteurs de crédibilité des sources d'information peuvent différer de culture à culture, et même au sein d'une même culture. Il est donc exclu que les jugements de valeur et d'authenticité qui se rapportent à celles-ci se basent sur des critères uniques. Au contraire, le respect dû à ces cultures exige que chaque oeuvre soit considérée et jugée par rapport aux critères qui caractérisent le contexte culturel auquel elle appartient.


  4. En conséquence, il est de la plus haute importance et urgence que soient reconnues, dans chaque culture, les caractères spécifiques se rapportant aux valeurs de son patrimoine, ainsi qu'à la crédibilité et la fiabilité des sources d'information qui le concernent.


  5. Dépendant de la nature du monument ou du site et de son contexte culturel, le jugement sur l'authenticité est lié à une variété de sources d'informations. Ces dernières comprennent conception et forme, matériaux et substance, usage et fonction, tradition et techniques, situation et emplacement, esprit et expression, état original et devenir historique. Ces sources sont internes à l'oeuvre ou elles lui sont externes. L'utilisation de ces sources offre la possibilité de décrire le patrimoine culturel dans ses dimensions spécifiques sur les plans artistique, technique, historique et social.


Suggestions pour les suites à donner au Document (proposées par H. Stovel)



  1. Le respect de la diversité des cultures et des patrimoines exige un effort soutenu pour éviter qu'on impose des formules mécaniques ou des procédures uniformisées lorsqu'on tente de définir et d'évaluer l'authenticité d'un monument ou d'un site.


  2. L'appréciation de l'authenticité en respectant les cultures et la diversité du patrimoine demande une approche qui encourage les cultures à se doter de méthodes d' "analyse et d'instruments qui reflètent leur nature et leurs besoins. De telles approches peuvent avoir plusieurs points communs dont les efforts nécessaires pour :
    > S'assurer que l 'évaluation de l'authenticité engage une collaboration multidisciplinaires et la contribution adéquate de toutes les expertises et connaissances disponibles ;
    > S'assurer que les valeurs reconnues soient vraiment représentatives d'une culture et de la diversité de ses préoccupations, notamment envers les monuments et les sites ;
    > Documenter clairement la nature spécifique de l'authenticité des monuments et des sites pour constituer un guide qui serve à leur traitement et au suivi ;
    > Actualiser les appréciations du degré d'authenticité à la lumière de l'évolution des valeurs et du contexte.


  3. Il est particulièrement important de faire l'effort pour s'assurer qu'on représente les valeurs reconnues et que le processus de leur identification comprenne des actions pour développer , dans la mesure du possible, un consensus multidisciplinaire et communautaire à leur endroit.


  4. Les démarches devraient reposer sur la coopération internationale parmi tous ceux et celles qui s'intéressent à la conservation du patrimoine culturel et contribuer à cette coopération afin d'accroître le respect universel et la compréhension de la diversité des valeurs et des expressions culturelles.


  5. La poursuite de ce dialogue et son extension dans les différentes régions et cultures du monde constitue un pré requis pour augmenter la valeur pratique de l'attention qu'on porte à l'authenticité dans la conservation du patrimoine commun de l'humanité.


  6. La sensibilisation accrue du public à cette dimension du patrimoine est absolument nécessaire pour arriver à des mesures concrètes qui permettent de sauvegarder les témoignages du passé. Cela signifie que l'on développe une plus grande compréhension de valeurs que représentent, en soi, les biens culturels autant que de respecter le rôle que jouent des monuments et sites dans la société contemporaine.

Annexe II

Définitions :



  • Conservation : comprend toutes les opérations qui visent à comprendre une oeuvre, à connaître son histoire et sa signification, à assurer sa sauvegarde matérielle et, éventuellement sa restauration et sa mise en valeur. (Le patrimoine culturel comprend les monuments, les ensembles bâtis et les sites tels que les définit l'article 1 de la Convention du patrimoine mondial).


  • Sources d'information : ensemble des sources monumentales, écrites, orales, figurées permettant de connaître la nature, les spécificités, la signification et l'histoire d'une œuvre.

Le Document de Nara sur l'Authenticité a été rédigé par 45 participants à la Conférence de Nara sur l'Authenticité dans le cadre de la Convention du Patrimoine Mondial, tenue à Nara, Japon,1-6 novembre 1994, sur l'invitation de la Direction des Affaires Culturelles du Gouvernement Japonais et la Préfecture de Nara. La Direction organisa la Conférence de Nara en coopération avec l'UNESCo, l'ICCROM et l'ICOMOS.

Cette version finale du Document de Nara a été rédigée par les deux rapporteurs généraux de la Conférence, M. Raymond Lemaire et M. Herb Stovel.